31 mai 2007
Méréville - Artenay, la Beauce absolue!
Certainement mon étape la plus marquante jusqu'à présent...La Beauce est un immense désert de champs de blé, d'avoines ou autres céréales sur des km et des km. Quelques hameaux se perdent dans l'immensité. Près de 45 km parcourus car mon seul point de chute était Artenay et son presbytère. J' y suis arrivé vers 21h30, chez ce prêtre polonais très gentil qui m'a fait à dîner et prpéparé un petit lit douillet. Cette étape ma parut si longue que dans ma mémoire, elle semble s'étaler sur plusieurs jours. Pour me donner du courgae, je chantais sur la route, fort, très fort, trop fort pour le ciel chargé qui finti par craquer (sic!). Je savais que je chantais faux mais au point de déverser tout ça, avec éclair, tonnerre et compagnie, y a de l'abus! Heureusement, la publicité dans les hameaux se fait via des abris (ex. : un gros panneau au dessus indiquait "cet abri vous est offert par la Cai... d'Epar... d'Orléans.") et j'ai pu être épargné, trempé comme un soupe, tout de même, de la fin d'une des averses. Mon guide de route avait donc bien raison d'indiquer qu'entre Angerville et Artenay, il n'y avait "rien", que c'était la "Veauce absolue", terme qui résonna en moi tout le long de la journée. J'ai finit ma route agréablement grâce à un petit chien (que la folie, me gagnant dans ce désert sans sable, m'a fait appeler "Teddy") qui a commencé à me suivre à partir de la ferme de Mamonville. Au bout de 3 km, il était toujours là, me faisait rire et peur à cause des voitures (rares dans la Beauce cependant) qu'il n'essayait même pas d'éviter même sous mes essais ordres. Ayant trop peur pour lui, je l'ai confié à un homme dans la première maison que j'ai croisé pour qu'il le ramène chez lui mais Teddy me faisait la fête, j'avoue avoir même pendant une seconde pensé à le garder avec moi. L'homme l'a ramené à sa ferme. Après il me manquait le ptit saloupiaud! Je suis arrivé à Artenay repu de fatigue et des jeunes que j'ai interpellé pour savoir où se trouvait le presbytère se sont exclamés : "Ah! C'est Pekin-Express?"! => Moi : "Presque...C'est Saint-Jacques!". Et c'est déjà pas mal ;-)
29 mai 2007
Palaiseau - Brières-les-Scellées, J'Torfou trai moi!!!
Arrivé à arpajon, deuxième étape "officielle" après Palaiseau, j'ai déjà eu envie de quitter cette ville qui ne m'inspirait ni le repos, ni l'accueil, ni même l'indifférence calme. Alors, après avoir mangé, je me suis dit que 20 km de plus pour rejoindre une ferme à Brières-les-scellées n'allait pas m'achever. Et là, c'est le drame lol! J'ai du faire au moins 20 km de plus car je me suis perdu en forêt, pour rejoindre ce Pu.... de village de Torfou qui se trouvait de l'autre côté de la forêt... Heureusement, le soleil était là par moment, mais par moment seulement..J'ai demandé mon chemin à d'innombrales personnes, toutes très gentilles. Un homme m'a même dit qu'il était "heureuxde m'avoir croisé", que j'allais "devenir un nouvel homme grâce à ce pélerinage". J'ai traversé champs et bois pour arriver à la ferme à 22h passé...J'ai donc marché presque 12 h aujourd'hui et je suis repu de fatigue. Heureusement que j'avais un but, un "toit" programmé chez Thierry qui tient cete petite ferme qui se destine à accueillir de fçon conventionnelle les pélerins partant de Paris. Quel plaisir de manger, de m'allonger dans la petite chambre isolée, de me doucher et d'écouter toutes les anecdotes et conseils de Thierry sur son propre pélerinage qui s'est fait sur 2400 km. Torfou n'est donc évidemment pas rentré dans mon coprs et je m'abstiendrai dorénavant de décider de faire 20 km de plus à 14h...

Amérissage dun OVNI?

Elle est côtée combien à l'Argus celle-là?
28 mai 2007
Paris - Palaiseau, Pélerinage pluvieux, pélerinage heureux!
J'ai repris ce titre d'un texto d'Acro-C qui résume bien mon départ. Première étape sous la pluie mais qui se finit en plein confort chez la famille M. Une dame très gentille, immense maison pour 11 enfants! Cette première étape fut difficile à cause de la pluie qui a créé quelques soucis techniques mais j'ai eu l'occasion de tester mon poncho (pas très pratique à mettre) qui fait si peur à Acro-F! L'hospitalité est difficle à recevoir sans s'en sentir redevable. Les rencontres éphémères sont difficles à gérer également. mais c'est le lot quotidien d'un pélerin. Niveau physique : un petit commencement d'ampoule au talon et les jambes en compote mais tout est ok, heureusement d'ailleurs, à la fin de cette première étape. Un frisson m'est parvenu à la vue de saint Jacques, sur la tour du même nom, débâchée du haut tout récemment. Certainement du au fait que je me suis rendu compte réellement dans quoi je me lançais. Chez la famille M., c'est prière avant de dîner et le vouvoiement aux parents. La religion semble être un bon ciment familial. Et porutant, dans le sloges, les ressentiments sont autres. B., un des fils, m'a avoué que ce ciment peu lasser et que reste des question si évidente sans réponse que tout devient absurde. Pourquoi Dieu, si on, qui nous aurait fait à son image, nous a donné la capacité de faire le mal?

"- Un bon pélerin tu seras. Jusqu'à Saniago tu iras ! - Oui maître Yoda, heu...apôtre St Jacques!"
27 mai 2007
Pluie, trac, 7 jours...
Un peu le trac, un peu mal aux hanches (psychologique?), la pluie qui rappelle à l'ordre, la sensation de ne plus tenir en place. Mon départ est définitivement fixé pour demain. Je n'ai pas eu le temps de téléphoner et, surtout, je ne voulais pas vraiment sacraliser ce moment, s'en devient ridicule.
Je ne suis pas certain d'écrire beaucoup d'articles au tout début, contrairement à ce que je pensais. Le redécouverte de la solitude positive, les petites premières misères, la sensation euphorique du voyage, le découragement physique probable : toutes ces émotions ne sont pas retranscribles pour les autres. Celà inquièterait certains, décevrait d'autres...Alors je vais laisser passer toutes ces émotions fortes de début, pour pouvoir mieux les retranscrire quand elles seront moins intenses et plus contrôlables. Je ne sais pas combien de jours celà prendra mais en vu des longues journées pour lesquelles je me prépare, j'évaluerai ce temps à 7 jours maximum. Le "chemin avant le chemin" apporte un bilan assez conséquent, pas très agréable mais en tous les cas passionnant. C'est comme aller au bout de ses défauts pour mieux savoir les corriger après. Carpe Diem.

Demain, la vie en Jacquet...
14 mai 2007
Sens(itif)
Le sens de la vie. Une phrase qui rime avec tourmente, qui est peut-être LA tourmente, LA question...Je l'ai quelque fois posé à des inconnus. Cette question si simple, la plus basique qui soit pour tout être vivant : Pourquoi on vit? A des inconnus pour ne pas que la réponse soit biaisée par le regard familier d'autrui, d'un côté comme de l'autre. Les réponses reçues furent très diverses, allant du célèbre shéma matérialiste à la théorie sur l'évolution de l'être humain en passant par la spiritualité. Mais tous s'alignent sur l'impossiblité d'avoir une réponse. J'espère qu'un jour, à une autre époque, la réponse viendra, des pistes concrètes du moins, et celà en guise de source de guérison de tous les maux...En attendant, reste quelquechose de passionnel, de passionnant, de dur et de doux, un phénomène addictif mais apaisant qu'est la quête. La quête de soi, la quête des autres, le chemin...La quête du sens de la vie n'est pas un objectif inavoué de mon futur chemin, masqué en plerinage de Saint Jacques de Compostelle. S'en est une des raisons principales. Mais les autres arguments sont mieux compris...C'est au bout de nous même, mental ou physique, que la quête prend tout son sens. C'est quand on se laisse porté, via la quête, par l'encontre des autres que les autres prennent un autre sens. Alors je pars en quête de la quête, reléguant but et raison au stade de prétexte...

NAZE en japonais, "pourquoi"...
