PARIS - LISBONNE, à pieds, sur les chemins du pélerinage de Saint Jacques de Compostelle et de Fatima...

Quand on se perd en chemin, on part en quête. En quête de soi, des autres, de nos chemins. Le but disculpe, le chemin exulte...

24 juin 2007

Le Barp - Saugnac et Muret, et j'étais sur la route...

km parcourus : 27 / cumulés : 754,5 km - musique entêtante : "Lost" de Noir Dez' forcément puis l'album live de Saez.

Pendant la moitié de cette étape, si j'avais marché sans guide, ça aurait été du pareil au même. D'un côté, je m'attendais un peu à me perdre dans les Landes. Sauf que je ne m'attendais pas à m'égarer au point de devoir tracer DANS la forêt (hors chemins) parmis les ronces et autres herbes inhospitalières...Heureusement, je suis tombé, en plein milieu des pins, sur un domaine tenu par un jeune couple. ELLE mettait la table, IL arrivait derrière. Un vrai petit nid d'amour pour eux, ça respirait la sérénité et le bonheur. ELLE m'indiqua le chemin pour rejoindre la nationale 10 (pratiquable à pieds cette fois), ce qui, en effet, devenait pour le pélerin inexpérimenté la voie de la raison. j'ai rejoint Belin-Beliet et, en considérant le retard accumulé, me suis décidé à suivre la route plut^to que de détourner par la forêt. Aussi bizarre que celà puisse paraître, je n'ai pas été déçu le moins du monde! herbe jaunie, désert (de pins) à droite, voitures filantes à gauche quand je marchais sur un chemin à côté de l'autoroute, soleil de plomb (enfin), Harley's et camions : cette étape avait un goût  de route 66 française. j'ai adoré cette ambiance. ca me rapellait aussi l'autoroute des vacances de ma jeunesse, quand on part pour les premières fois vers l'invonnu et la surprise.

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23 juin 2007

Bordeaux (Gradignan) - Le Barp, les Landes

km parcourus : 26,5 / cumulés : 727,5 km - musique entêtante : bip bap lou la...

L'étape fut peut-être la plus facile (et pourtant pas la plus courte) depuis mon départ. Moi qui, pourtant, craignais les Landes. Ce n'en est que le début, certes, mais j'ai trouvé celà d'un calme exaltant, d'une sérénité sans précédent depuis le début de mon voyage. Assis dans l'herbe, en pleine pause zen, D., un cycliste, s'arrête pour discuter : de mon périple, de ses pélerinages, discussion très sympathique pendant que lui roulait et moi marchais. Ce qu'il m'a dit sur le Camino Frances en fut trop : cette course au gîte, tous ces gens, la sensation de quitter l'habit du pélerin pour celui du simple randonneur...Après l'avoir quitté, et de par la sérénité retrouvée durant l'étape, je me redécide donc à faire le chemin du nord quand j'arriverai en Espagne, le Camino Del Norte, chemin peu fréquenté, où le calme et la solitude positive seront de mise comme maintenant. Et puis arrivé au Barp, dans le gîte municpal, 2 femmes très sympathqiues s'y trouvaient. L'une d'elle, au parlé captivant, m'a raconté "son" camino frances, m'a éclairé sur les points négatifs du camino del norte (stations balnéaires en été, beaucoup de touristes etc...) et m'a rassurré sur les gens, les rencontres et l'esprit du chemin. Du coup je crois que je vais encooooore changer d'avis. Onesse sonnera la fin de cette hésitation de toutes façons, le chemin bifurquant à cet endroit là. Alors pour le camino frances, tapez 1, pour le camino del norte, tapez 2!

Anecdote du jour : Oukelélacaméra?

Un couple de "jeunes" aux voix campagnardes sont assis au bar du Barp. Le jeune homme appelle un de ses amis "ouai gros, tu vas au tuning ce soir?". Sa "dulcinée" tente de faire passer un message au pote téléphonique via son cher et tendre qui ne "calcule" pas. Il ne la "calcule" pas du tout d'ailleurs sa grosse qui essaie de se manifester en le frappant sur l'épaule.  Un autre "gros" arrive dans le bar et ça parle du show du before-tuning de ce soir, un strip-tease apparemment. la grosse fait la gueule. ca y est, j'en suis sûr, c'est "confessions intimes" de TF2M, maman, je vais passer à la télé !

Mes moires : Dans le camino

L'intégration/exclusion, le rapport aux inconnus, l'image que le sinconnus ont de moi, l'écoute...Autant de mots qui ne me  tentent pas pour la suite de mon périple. Et pourtant, c'est en se confrontant à ses angoisses qu'on y comprend quelquechose, alors je tape 1, c'est sûr.

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22 juin 2007

Blanquefort - Bordeaux, réurbanisé

km parcourus : 12,3 + 9,6 tout à l'heure pour arriver au gîte de Cayac / cumulés : 701 km

Quelle belle ville, une ville comme je les aime, vivante, pleine de tout partout, de jolis minois, de beaux et imposants monuments. Il n'y a rien à faire, je suis et resterai certainement toujours un citadin. Une énorme pensée pour Acro-E bien sûr qui rêvait de découvrir cette ville. Ce sera pour bientôt promis, car je compte bien y revenir et with u ! Mais revient le lot quotidien dans les grandes villes : le temps presse, il faut faire ci et ça selon toutes les possibilités offertes : lessive, achat, net...Icic je redevient le moi d'avant le jacquet. Heureusement, ma coquille et les km restant jusqu'à Gradignan me remettent sur le droit chemin. je serai tenté de rester plus longtemps à Bordeaux et puis je me dis qu'il faut que je reparte, que c'est la condition d'un pélerin de ne faire que traverser des villes. Mais quand même : que de beaux visages croisés, les lumières, l'ambiance citadine qui attirre, les spectacles...De Bordeaux, je garderai en image ses quais qui sentent les vacances d'été, ses granders places claires, ses innombrables rues pleines de boutiques...

Mes moires : Stress mi stress moi

Quand au travail, on me disait quelqu'un de stressé, j'avais du mal à le croire, moi qui ai relativement confiance en moi, en mon travail et en ce que j'entreprend. Et pourtant, je suis bel et bien un stressé du temps. Je m'en rend facilement compte avec ce petit "flash" bordelais. je suis donc bel et bien stressé mais me dit que pour vaincre ce "mal du siècle", il ne faudrait pas généraliser le stress car ses différences sont énormes entre celui du temps, de la pression, du manque de confiance en soi etc...Chacun son stress, cahcun sa solution et à bas les calmants et autres anti-deprésseurs.

Anecdote du jour : Fuite

Pendant que l'hôtesse d'accueil de l'office de toursiem me parlait, et qu'un parisien m'interpellait en même temps, je regardais discrètement mais avec effroi l'immense flaque qui s'intensifiait sous mes pieds, sur le parquet de l'OT. Je venais de faire tomber ma gourde. Troublé, je ne savais plus quoi répondre à qui et, en bon fourbe, je suis parti sans le signaler en me disant que ça séchera.

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21 juin 2007

Blaye - Blanquefort, music

kms parcourus : 28 / cumulés : 679,1 km musique entêtante : "à l'endroit à l'envers" de Noir Dez'

Etape un peu trop "je ne sais pas où je vais mais j'y vais" mais je suis bien arrivé à Blanquefort en fin d'après-midi. Ce soir, fête de la musique alors BONNE FETE DE LA MUSIQUE A TOUS. Je suis entrain de manger et vais aller faire un tour dans le petit centre ville de Blanquefort pour ne pas feindre à mon devoir envers Jack ;-) . Ce matin, pour aller de Blaye à Blanquefort, il fallait prendre le BAC pour traverser la Gironde. Pour les pémerins d'"époque", cette traversée était très risquée et coûteuse. Celle du pélerin moderne ne connaît plus de désavantge sauf l'heure matinale pour prendre le premier trajet. Du coup, impossible de me concentrer sur ma marche après car la fatigue me gagnait, le repos ne fut que trop bref entre mon arrivée tradive hier et mon levé-soleil (5h30) ce matin...Arssac, au bout de 15km, me libéra enfin de mes chaînes de lassitude grâce à deux cafés pris là-bas (il n'y avait rien avant, le France de Jean-Pierre Pernaut est mal dépourvu en PMU, c'est dingue ça!). Arssac semble être un village récent avec son Hotel de Ville flambant neuf et ses maisonnettes. on se croirait dans une pub pour VVf vacances. je n'ai pas pu en savoir plus, mon guide de poche préférant présenter des lignes et des lignes sur de "beaux chemins blanc" ou de "magnifiques chemins de terre bordés de hautes haies" (??!!!) que de décrire les villes ou de parlerde la Citadelle de Blaye que j'ai naïvement adoré, du coup... Etape parmis les vignes du Médoc. après le tour des châteaux de la Loire, j'ai pu faire un tour d'autres châteaux, les châteaux vignobles mais, promis, je me suis pas arrêté "déguster" sinon je ne serai jamais arrivé au bout.

Mes moires : Fatigue rime avec obscurité...

Anecdote du jour : Les moustiques, dans un environnement "marais" (beaux étangs dans les bois :) ), sont carrément tchernobyliens et prennent d'assaut toutes partie non recouverte de la peau. A chaque fois que j'allais me soulager contre un arbre, j'y allais de ma petite prière pour que mon caleçon continue à ne compter que trois habitants. Oui je sais, c'est fin mais ça s'mange sans fin :)))

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Le saviez- vous : Des rosiers sont plantés au bout de chaque ligne de vigne, pour savoir si la terre est bonne, les roses étant les fleurs qui montrent les premières les signes de maladie.

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20 juin 2007

Mirambeau - Blaye, moyenâgeux.

Kms parcourus : 37,2 / cumulés : 651,1 km. Musique entêtante : "Je ne veux pas travailler" de Pink Martiny

Blaye vaut vraiment le coup d'oeil avec sa superbe Citadelle. Je regrette de ne pas pouvoir rester plus ongtemps et d'être arivé tard au camping, placé au centre de la Citadelle. Blaye me fait penser à carcassonne, on est transporté dans un autre temps, c'est assez magique. Ma journée de marche a été marquée par la rencontre d'Auguste, pélerin de 36 ans sur le retour de St Jean Pied de Port. Mais pas seulement. Auguste est aussi un ancien pélerin de Jérusalem et de Rome! C'est dans une ambiance de partage et de tranquilité que nous avons discuté plus d'une heure, assis près des vignes, paysage quotidien ces jours-ci. Autant de km et d'aventures pour lui mais il garde cette simplicité charmante, cette sobriété avec un parlé et une écoute agréable. Ca, c'est une jolie rencontre qui m'a fait beaucoup de bien, merci à lui. Même si il a fallu que je trace les 14 km restant pour arriver à Blaye avant le coucher du soleil à pas de "parisien". Mais celà valait largement la "peine"! Avec une grande sagesse dans son sourire, j'ai eu envie de tendre à devenir comme lui. Beaucoup de sujets ont été évoqués et il m'a appris beaucoup en quelques instants. Le pélerinage de St Jacques serait un "leurre" qui aurait été instauré pour ré-évangéliser l'Espagne. Ca ne m'étonne guère mais qu'importe où se trouve la réalité, ce n'est, encore une fois, pas le but qui compte.

Mes moires : Dans le boudhisme, la passion sous toutes ses formes serait vivement critiquée. Elle serait le fruit d'un vide intérieur. Ce serait pour celà que la passion amoureuse existe, et qu'au début. On se "remplit" de l'autre sous une euphorie extrème. A méditer en plus de mes éternels questionnement sur l'"intérêt" du couple amoureux.

Anecdote du jour : Quelques pas de danse mal improvisés avec mon bâton de marche en chantant "je ne veux pas travailler" parmis les champs. La solitude ne connait pas la gêne et autorise tout ;)

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19 juin 2007

Pons - Mirambeau, sweet-mobile-home

km parcourus : 29,8 / cumulés : 613,9 km. Musique entêtante : un truc qui commence par "quand je serai grand je serai DJ" aux paroles débilisantes et qui passe dans tous les bars et qui me saoule sans avoir bu! A mort les "tubes de l'été"...

Le temps passe trop vite, même en pélerinage ! Je suis arrivé trop tard à mon étape et ne prend même pas 5 minutes à visiter Mirambeau où il n'y a pas grand chose à voir, de toutes façons et puis, je suis trop bien dans mon mobile home "spécial pélerin" du camping ! Etape sans grande surprise, au travers de pommeirs de gala (qui sont des arbustres en fait) et la forêt, avec une pause-café pas très sympa avec les PMUistes de Genis-de-Saintonge...

Mes moires : les "vie l'âge"

Dans tous les villages où je passe, je m'aperçoits, ou j'ai l'impression, que les gens ne vivent pas, mais survivent (ce qui n'est d'ailleurs pas une spécificté rurale bien sûr). Les gens semblent subir : subir leurs enfants, leur mari (ou femme), leur travail, leur vie. Ce sont peut-être des préjugés, je l'espère en tous cas. Je me dis que reclus dans un village, on est trop loin de "tout" pour vivre 36000 découvertes à l'heure et trop près pour ne pas se conduire selon les lois du "système" des bergers-maîtres-du-monde...

L'anecdote de la nuit : Défonce toi tante Morgana!

La nuit dernière, dans ce grand gîte froid et moyenâgeux, je me suis réveillé en sueur, éclairé par les éclairs d'un orage nocturne. Volets qui claquent, bruits suspects...Un vrai décor de film d'horreur!...ou du film Elvira ;)

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Une des bornes "jacquaires" qui indiquent le chemin en Charente-Maritime. dommage que ce ne soit pas sur tout le trajet...

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J'ai la bonne clé !

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18 juin 2007

Saintes - Pons, temps capricieux

kms parcourus : 22,2 / cumulés : 584 km. Musique entêtante : "tes yeux noirs" d'Indochine.

Pons est un petit trésor de ville pour le pélerin. Un gîte superbe à un pas de l'ancien "Hôpital Neuf" où les pélerins d'époque allaient passer la nuit et se soigner. Un rond point (récent) orné de statuettes de pélerins, un énorme donjon qui nous replonge dans cette épqoue de "gloire" du pélerinage de Saint Jacques de Compostelle. Etape courte, sous le soleil mais apparemment celà sera de courte durée, ayant entendu la météo au "café français" où je suis. Pointe de désespoir.

Mes moires : Pas grand chose à part une reflexion "rengaine" sur la solitude positive (l'âme solitaire", la liberté, l'aventure) et la solitude négative (dans son quotidien). Il est évident qu'au bout de trois semaines à marcher seul, ce sentiment d'âme solitaire est déjà bien encré en moi et c'est assez agrébale.

Anecdote du jour : O'kawa

Assis dans un abris-bus en pierre à Périguillac, une femme s'avance vers moi. Je me dis qu'elle doit être ofusquée d'un tel "squat"..."Bonjour Monsieur" me dit-elle "j'ai pensé que vous seriez peut-être tenté par un café?". Et comment! La dame, habitant en face de l'abris, me l'apportant sur un petit plateau avec deux sucres roux, dans l'abri-bus! Elle avait l"habitude d'en voir" des pélerins, mais quand même, chaleureuse et généreuse la copine périguillaçoise! J'adore -> j'adhère!

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Un drôle de Jacquet sous la voûte de l'Hopital des pélerins :)

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17 juin 2007

Saint-Jean-d'Angely - Saintes, refuge

km parcourus : 35 / cumulés : 552. Musique entêtante : "L'appartement" de Noir Dez'

Etape longue et pour 3/4 sous la pluie. heureusement, le gîte de saintes offre toutes les commodités pour se requinquer comme il faut. Il y a même de la nourriture et du coup, c'est soupe ce soir. La pause-café fut possible aujourd'hui dimanche, et fort heureusement! grosse étape donc arrivée tardive à Saintes, je visiterai vite-fait-bien-fait demain matin. Il me faut bien la photo habituelle de la coquille avec la cathédrale pour cette nouvelle "grande étape" (poitiers-saintes) achevée!

Mes moires : trouver le bon adversaire

C'est sous la pluie, avec de la boue jusqu'aux chevilles, que je suis le plus rapide. C'est dans la forêt comme aujourd'hui, que je me sens uen point aventurier. C'est dans l'adversité que je suis le plus performant. C'est de l'adversité que découle toutes passions? les amours impossibles desfilms, des chansons et des romans, celles de l'adversité, sont les plus (les seules?) passionnelles. La défense des causes, l'opposition exultent car ils sont fruits de l'adversité. pour vivre une vie-passion (donc le bonheur pour moi et pour beaucoup je crois), ne suffirait-il pas, à chaque fois, de "trouver" le bon adversaire?

Anecdote du jour : Nez rouge

Dans le bar du Douhet, un des fils du patron a dit tout haut que j'avais un "gros pif". Au moment de payer, le maître du bar a exigé à son rejeton des excuses pour moi et m'a offert un verre de Bordeaux qui m'a réchauffé l'âme et le corps pour les 15 km restants ! Comme quoi, il y a du positif dans chaque chose ! :))

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08 juin 2007

Tours - Montbazon, les départementales

Petite étape (17 km) mais non moins rébarbative. Que du trajet sur des départementales ou des communales avec de la circulation en plus, pas "à la Beauce" lol Je n'aime pas marcher au bord des routes pour trois raisons :

- je ne me sens pas dans mon élément "légitime"

- les regards de déterés des automobilistes ou cyclistes qui me reluquent comme un intru, au mieux

- le bruit des voitures et autres camions qui frôlent mes tympans déjà habitués au calme...

Mais tout ceci a contrebalancé, aujourd'hui, avec les marques de sympathie envers le pélerin que je suis, qui deviennent de plus en plus nombreuses. Des "bon courage", "bonne route" et même des "bravo!", des sourires, jusqu'à l'arrêt en voiture d'un homme juste pour me serrer la main et le gardien du camping qui m'a dit en toute virilité de voix et de comportement "vas y va" sans me faire payer l'emplacement de par ma condition de pélerin. Ces gestes me font chaud au coeur et ne me donne qu'une envie : aller au bout du chemin, pour moi, pour les autres, pour nos chemins.

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Jacquet au repos

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07 juin 2007

Amboise - Tours, chacun sa foi nom de Zeus

Je me fais de plus en plus interpeller gentillement et agréablement par des gens mais je souhaiterai recadrer ma vision de la foi, vis-à-vis de ce que m'a dit un homme, qui critiquait (délicatement bien sûr) le fait que j'écoute de la musique au lieu de réciter des "Je vous salue Marie" avec un chapelet que je n'ai pas...Le contredire aurait été vain, j'ai préféré rester évasif MAIS je déteste cette notion de prière et de vénération. Je détste la notion de bénédiction et encore plus celle de confession. je déteste ces gens qui se disent religieux et sont le spires des intolérants, racists, austères, bourgeois...Je déteste la notion de hiérarchie de l'Eglise catholique qui est tout le contraire de l'égalité des Hommes. Je déteste tous ces paradoxes théologiques. La foi, c'est l'amour, la bonté, la quête de sagesse. La vénération sert à se décharger de sa responsibilité du petit bpout de vie qu'on a entre les mains. J'aime jésus et sa vie, j'aime les prophèteset prohétesse et je suis persuadé qu'il y en a et en a eu de tous temps et actuellement aussi, bien sûr. Ce sont les hommes et les femmes sages qui savent que la foi est personnelle et propre à chacun. Chacun doit pouvoir vivre sa foi comme il l'entend (d'ailleurs le terme devrait avoir un synonyme laïc). A chacun ses espoirs, à chacun sa façon d'aimer et de se remttre en question pour être plus juste.

Mon souffle de vie à moi, c'est le doute. pour reprendre els mots de quelqu'un, ma seule certitude, c'est le doute. C'est mon souffle de vie, le doute me fait avancer (est-ce si paradoxal?) chaque jour, le doute me fait aimer la vie. Les certitudes aliènent.

HPIM2562

Tours, dans ma coquille! La cathédrale de Tours a une tour plus haute que l'autre, ça me rappelle une partie de l'anatomie féminine...et masculine aussi d'ailleurs ;-)

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