04 juin 2007
Muidres-sur-Loire - Blois, émotivité
Arrivée à Blois. Je pensais pouvoir faire 44 km aujourd'hui pour garder mon étape d'avance mais je pense plutôt en profiter pour garder mon rythme matinal et, surtout, cette étape, si courte puisse-t-elle paraître (21km), fut relativement difficille. [...] Les hébergements possibles sont tous indisponibles donc je me retrouve à l'hôtel "Formule 1"... Durant cette étape de Muidres à Blois, que je ne pourrait prendre le temps de bien visiter non plus, j'ai ressenti mes premières émotions larmoyantes en écoutant de la musique sur la fin du parcours. Des chansons qui me touchent d'habitude, m'ont touché au commencement de larme, preuve est en que le pélerinage devient intense, que la coupure est enfin faite. j'aime tant cette vie de nomade, même si la marche n'est pas encore une proche amie. je l'apprivoise certainement encore trop mal, pas assez contemplatif, ni ouvert sur la nature, je ne me laisse pas porter par ma marche.
22 h...
Il est 22 h et dans ma chambre, au lieu d'écrire, je regarde la TV. Au lieu de raconter la sensation de puissance des automobilistes qui me regardent marcher avec un air allan de curieux à dégoûté ou autain, je bouffe de la Tv réalité présente sur presque toutes les chaînes. Au lieu d'écrire sur ma belle rencontre d'Agnès, à Méréville, véritable don du ciel, je redeviens bon mouton, bèèèèèè !

Spéciale dédicace, elle se reconnaîtra...
01 juin 2007
Artenay - Orléans : Cap sur Tours maintenant !
Le curé (ou prêtre) polonais d'Artenay m'a cuisiné des petites saucisses pour le petit-déjeuner, déroutant! Les petits gâteaux qu'il m'a donné m'ont servi durant toute ma marche. merci à lui! Les lendemains de grosse étapes sont les plus durs. fatigue et lassitude surviennent et ont raison d'un bon rythme de marche. Mon étape à Orléans est complètement râtée. Je voulais arriver tôt pour laver mon linge, aller sur le Net, lire...Mais le temsp continue à filer comme dans mon (ex) quotidien. Et Orléans m'est beaucoup moins sympathique que la première visite, il y a quelques années. Mais le pélerinage a cet avantage unqiue de donner la possibilité de quitter une ville inhospitalière en quelques heures. Cette sensation est terriblement transcendante. Tout comme la sensation nouvelle que je ressens vis-à-vis de la nourriture. Quand je mange pendant ma marche, je sens l'énergie de la nourriture monter en moi et me donner des forces pour l'effort, tout comme l'eau. Car l'effort est là, il est même quotidien. C'est grisant tous ces km parcourus déjà...
J'tenc...oquille, Orléans ! (cathédrale)
31 mai 2007
Méréville - Artenay, la Beauce absolue!
Certainement mon étape la plus marquante jusqu'à présent...La Beauce est un immense désert de champs de blé, d'avoines ou autres céréales sur des km et des km. Quelques hameaux se perdent dans l'immensité. Près de 45 km parcourus car mon seul point de chute était Artenay et son presbytère. J' y suis arrivé vers 21h30, chez ce prêtre polonais très gentil qui m'a fait à dîner et prpéparé un petit lit douillet. Cette étape ma parut si longue que dans ma mémoire, elle semble s'étaler sur plusieurs jours. Pour me donner du courgae, je chantais sur la route, fort, très fort, trop fort pour le ciel chargé qui finti par craquer (sic!). Je savais que je chantais faux mais au point de déverser tout ça, avec éclair, tonnerre et compagnie, y a de l'abus! Heureusement, la publicité dans les hameaux se fait via des abris (ex. : un gros panneau au dessus indiquait "cet abri vous est offert par la Cai... d'Epar... d'Orléans.") et j'ai pu être épargné, trempé comme un soupe, tout de même, de la fin d'une des averses. Mon guide de route avait donc bien raison d'indiquer qu'entre Angerville et Artenay, il n'y avait "rien", que c'était la "Veauce absolue", terme qui résonna en moi tout le long de la journée. J'ai finit ma route agréablement grâce à un petit chien (que la folie, me gagnant dans ce désert sans sable, m'a fait appeler "Teddy") qui a commencé à me suivre à partir de la ferme de Mamonville. Au bout de 3 km, il était toujours là, me faisait rire et peur à cause des voitures (rares dans la Beauce cependant) qu'il n'essayait même pas d'éviter même sous mes essais ordres. Ayant trop peur pour lui, je l'ai confié à un homme dans la première maison que j'ai croisé pour qu'il le ramène chez lui mais Teddy me faisait la fête, j'avoue avoir même pendant une seconde pensé à le garder avec moi. L'homme l'a ramené à sa ferme. Après il me manquait le ptit saloupiaud! Je suis arrivé à Artenay repu de fatigue et des jeunes que j'ai interpellé pour savoir où se trouvait le presbytère se sont exclamés : "Ah! C'est Pekin-Express?"! => Moi : "Presque...C'est Saint-Jacques!". Et c'est déjà pas mal ;-)
29 mai 2007
Palaiseau - Brières-les-Scellées, J'Torfou trai moi!!!
Arrivé à arpajon, deuxième étape "officielle" après Palaiseau, j'ai déjà eu envie de quitter cette ville qui ne m'inspirait ni le repos, ni l'accueil, ni même l'indifférence calme. Alors, après avoir mangé, je me suis dit que 20 km de plus pour rejoindre une ferme à Brières-les-scellées n'allait pas m'achever. Et là, c'est le drame lol! J'ai du faire au moins 20 km de plus car je me suis perdu en forêt, pour rejoindre ce Pu.... de village de Torfou qui se trouvait de l'autre côté de la forêt... Heureusement, le soleil était là par moment, mais par moment seulement..J'ai demandé mon chemin à d'innombrales personnes, toutes très gentilles. Un homme m'a même dit qu'il était "heureuxde m'avoir croisé", que j'allais "devenir un nouvel homme grâce à ce pélerinage". J'ai traversé champs et bois pour arriver à la ferme à 22h passé...J'ai donc marché presque 12 h aujourd'hui et je suis repu de fatigue. Heureusement que j'avais un but, un "toit" programmé chez Thierry qui tient cete petite ferme qui se destine à accueillir de fçon conventionnelle les pélerins partant de Paris. Quel plaisir de manger, de m'allonger dans la petite chambre isolée, de me doucher et d'écouter toutes les anecdotes et conseils de Thierry sur son propre pélerinage qui s'est fait sur 2400 km. Torfou n'est donc évidemment pas rentré dans mon coprs et je m'abstiendrai dorénavant de décider de faire 20 km de plus à 14h...

Amérissage dun OVNI?

Elle est côtée combien à l'Argus celle-là?
28 mai 2007
Paris - Palaiseau, Pélerinage pluvieux, pélerinage heureux!
J'ai repris ce titre d'un texto d'Acro-C qui résume bien mon départ. Première étape sous la pluie mais qui se finit en plein confort chez la famille M. Une dame très gentille, immense maison pour 11 enfants! Cette première étape fut difficile à cause de la pluie qui a créé quelques soucis techniques mais j'ai eu l'occasion de tester mon poncho (pas très pratique à mettre) qui fait si peur à Acro-F! L'hospitalité est difficle à recevoir sans s'en sentir redevable. Les rencontres éphémères sont difficles à gérer également. mais c'est le lot quotidien d'un pélerin. Niveau physique : un petit commencement d'ampoule au talon et les jambes en compote mais tout est ok, heureusement d'ailleurs, à la fin de cette première étape. Un frisson m'est parvenu à la vue de saint Jacques, sur la tour du même nom, débâchée du haut tout récemment. Certainement du au fait que je me suis rendu compte réellement dans quoi je me lançais. Chez la famille M., c'est prière avant de dîner et le vouvoiement aux parents. La religion semble être un bon ciment familial. Et porutant, dans le sloges, les ressentiments sont autres. B., un des fils, m'a avoué que ce ciment peu lasser et que reste des question si évidente sans réponse que tout devient absurde. Pourquoi Dieu, si on, qui nous aurait fait à son image, nous a donné la capacité de faire le mal?

"- Un bon pélerin tu seras. Jusqu'à Saniago tu iras ! - Oui maître Yoda, heu...apôtre St Jacques!"

