22 juin 2007
Blanquefort - Bordeaux, réurbanisé
km parcourus : 12,3 + 9,6 tout à l'heure pour arriver au gîte de Cayac / cumulés : 701 km
Quelle belle ville, une ville comme je les aime, vivante, pleine de tout partout, de jolis minois, de beaux et imposants monuments. Il n'y a rien à faire, je suis et resterai certainement toujours un citadin. Une énorme pensée pour Acro-E bien sûr qui rêvait de découvrir cette ville. Ce sera pour bientôt promis, car je compte bien y revenir et with u ! Mais revient le lot quotidien dans les grandes villes : le temps presse, il faut faire ci et ça selon toutes les possibilités offertes : lessive, achat, net...Icic je redevient le moi d'avant le jacquet. Heureusement, ma coquille et les km restant jusqu'à Gradignan me remettent sur le droit chemin. je serai tenté de rester plus longtemps à Bordeaux et puis je me dis qu'il faut que je reparte, que c'est la condition d'un pélerin de ne faire que traverser des villes. Mais quand même : que de beaux visages croisés, les lumières, l'ambiance citadine qui attirre, les spectacles...De Bordeaux, je garderai en image ses quais qui sentent les vacances d'été, ses granders places claires, ses innombrables rues pleines de boutiques...
Mes moires : Stress mi stress moi
Quand au travail, on me disait quelqu'un de stressé, j'avais du mal à le croire, moi qui ai relativement confiance en moi, en mon travail et en ce que j'entreprend. Et pourtant, je suis bel et bien un stressé du temps. Je m'en rend facilement compte avec ce petit "flash" bordelais. je suis donc bel et bien stressé mais me dit que pour vaincre ce "mal du siècle", il ne faudrait pas généraliser le stress car ses différences sont énormes entre celui du temps, de la pression, du manque de confiance en soi etc...Chacun son stress, cahcun sa solution et à bas les calmants et autres anti-deprésseurs.
Anecdote du jour : Fuite
Pendant que l'hôtesse d'accueil de l'office de toursiem me parlait, et qu'un parisien m'interpellait en même temps, je regardais discrètement mais avec effroi l'immense flaque qui s'intensifiait sous mes pieds, sur le parquet de l'OT. Je venais de faire tomber ma gourde. Troublé, je ne savais plus quoi répondre à qui et, en bon fourbe, je suis parti sans le signaler en me disant que ça séchera.
21 juin 2007
Blaye - Blanquefort, music
kms parcourus : 28 / cumulés : 679,1 km musique entêtante : "à l'endroit à l'envers" de Noir Dez'
Etape un peu trop "je ne sais pas où je vais mais j'y vais" mais je suis bien arrivé à Blanquefort en fin d'après-midi. Ce soir, fête de la musique alors BONNE FETE DE LA MUSIQUE A TOUS. Je suis entrain de manger et vais aller faire un tour dans le petit centre ville de Blanquefort pour ne pas feindre à mon devoir envers Jack ;-) . Ce matin, pour aller de Blaye à Blanquefort, il fallait prendre le BAC pour traverser la Gironde. Pour les pémerins d'"époque", cette traversée était très risquée et coûteuse. Celle du pélerin moderne ne connaît plus de désavantge sauf l'heure matinale pour prendre le premier trajet. Du coup, impossible de me concentrer sur ma marche après car la fatigue me gagnait, le repos ne fut que trop bref entre mon arrivée tradive hier et mon levé-soleil (5h30) ce matin...Arssac, au bout de 15km, me libéra enfin de mes chaînes de lassitude grâce à deux cafés pris là-bas (il n'y avait rien avant, le France de Jean-Pierre Pernaut est mal dépourvu en PMU, c'est dingue ça!). Arssac semble être un village récent avec son Hotel de Ville flambant neuf et ses maisonnettes. on se croirait dans une pub pour VVf vacances. je n'ai pas pu en savoir plus, mon guide de poche préférant présenter des lignes et des lignes sur de "beaux chemins blanc" ou de "magnifiques chemins de terre bordés de hautes haies" (??!!!) que de décrire les villes ou de parlerde la Citadelle de Blaye que j'ai naïvement adoré, du coup... Etape parmis les vignes du Médoc. après le tour des châteaux de la Loire, j'ai pu faire un tour d'autres châteaux, les châteaux vignobles mais, promis, je me suis pas arrêté "déguster" sinon je ne serai jamais arrivé au bout.
Mes moires : Fatigue rime avec obscurité...
Anecdote du jour : Les moustiques, dans un environnement "marais" (beaux étangs dans les bois :) ), sont carrément tchernobyliens et prennent d'assaut toutes partie non recouverte de la peau. A chaque fois que j'allais me soulager contre un arbre, j'y allais de ma petite prière pour que mon caleçon continue à ne compter que trois habitants. Oui je sais, c'est fin mais ça s'mange sans fin :)))
Le saviez- vous : Des rosiers sont plantés au bout de chaque ligne de vigne, pour savoir si la terre est bonne, les roses étant les fleurs qui montrent les premières les signes de maladie.
20 juin 2007
Mirambeau - Blaye, moyenâgeux.
Kms parcourus : 37,2 / cumulés : 651,1 km. Musique entêtante : "Je ne veux pas travailler" de Pink Martiny
Blaye vaut vraiment le coup d'oeil avec sa superbe Citadelle. Je regrette de ne pas pouvoir rester plus ongtemps et d'être arivé tard au camping, placé au centre de la Citadelle. Blaye me fait penser à carcassonne, on est transporté dans un autre temps, c'est assez magique. Ma journée de marche a été marquée par la rencontre d'Auguste, pélerin de 36 ans sur le retour de St Jean Pied de Port. Mais pas seulement. Auguste est aussi un ancien pélerin de Jérusalem et de Rome! C'est dans une ambiance de partage et de tranquilité que nous avons discuté plus d'une heure, assis près des vignes, paysage quotidien ces jours-ci. Autant de km et d'aventures pour lui mais il garde cette simplicité charmante, cette sobriété avec un parlé et une écoute agréable. Ca, c'est une jolie rencontre qui m'a fait beaucoup de bien, merci à lui. Même si il a fallu que je trace les 14 km restant pour arriver à Blaye avant le coucher du soleil à pas de "parisien". Mais celà valait largement la "peine"! Avec une grande sagesse dans son sourire, j'ai eu envie de tendre à devenir comme lui. Beaucoup de sujets ont été évoqués et il m'a appris beaucoup en quelques instants. Le pélerinage de St Jacques serait un "leurre" qui aurait été instauré pour ré-évangéliser l'Espagne. Ca ne m'étonne guère mais qu'importe où se trouve la réalité, ce n'est, encore une fois, pas le but qui compte.
Mes moires : Dans le boudhisme, la passion sous toutes ses formes serait vivement critiquée. Elle serait le fruit d'un vide intérieur. Ce serait pour celà que la passion amoureuse existe, et qu'au début. On se "remplit" de l'autre sous une euphorie extrème. A méditer en plus de mes éternels questionnement sur l'"intérêt" du couple amoureux.
Anecdote du jour : Quelques pas de danse mal improvisés avec mon bâton de marche en chantant "je ne veux pas travailler" parmis les champs. La solitude ne connait pas la gêne et autorise tout ;)
19 juin 2007
Pons - Mirambeau, sweet-mobile-home
km parcourus : 29,8 / cumulés : 613,9 km. Musique entêtante : un truc qui commence par "quand je serai grand je serai DJ" aux paroles débilisantes et qui passe dans tous les bars et qui me saoule sans avoir bu! A mort les "tubes de l'été"...
Le temps passe trop vite, même en pélerinage ! Je suis arrivé trop tard à mon étape et ne prend même pas 5 minutes à visiter Mirambeau où il n'y a pas grand chose à voir, de toutes façons et puis, je suis trop bien dans mon mobile home "spécial pélerin" du camping ! Etape sans grande surprise, au travers de pommeirs de gala (qui sont des arbustres en fait) et la forêt, avec une pause-café pas très sympa avec les PMUistes de Genis-de-Saintonge...
Mes moires : les "vie l'âge"
Dans tous les villages où je passe, je m'aperçoits, ou j'ai l'impression, que les gens ne vivent pas, mais survivent (ce qui n'est d'ailleurs pas une spécificté rurale bien sûr). Les gens semblent subir : subir leurs enfants, leur mari (ou femme), leur travail, leur vie. Ce sont peut-être des préjugés, je l'espère en tous cas. Je me dis que reclus dans un village, on est trop loin de "tout" pour vivre 36000 découvertes à l'heure et trop près pour ne pas se conduire selon les lois du "système" des bergers-maîtres-du-monde...
L'anecdote de la nuit : Défonce toi tante Morgana!
La nuit dernière, dans ce grand gîte froid et moyenâgeux, je me suis réveillé en sueur, éclairé par les éclairs d'un orage nocturne. Volets qui claquent, bruits suspects...Un vrai décor de film d'horreur!...ou du film Elvira ;)
Une des bornes "jacquaires" qui indiquent le chemin en Charente-Maritime. dommage que ce ne soit pas sur tout le trajet...
J'ai la bonne clé !
18 juin 2007
Saintes - Pons, temps capricieux
kms parcourus : 22,2 / cumulés : 584 km. Musique entêtante : "tes yeux noirs" d'Indochine.
Pons est un petit trésor de ville pour le pélerin. Un gîte superbe à un pas de l'ancien "Hôpital Neuf" où les pélerins d'époque allaient passer la nuit et se soigner. Un rond point (récent) orné de statuettes de pélerins, un énorme donjon qui nous replonge dans cette épqoue de "gloire" du pélerinage de Saint Jacques de Compostelle. Etape courte, sous le soleil mais apparemment celà sera de courte durée, ayant entendu la météo au "café français" où je suis. Pointe de désespoir.
Mes moires : Pas grand chose à part une reflexion "rengaine" sur la solitude positive (l'âme solitaire", la liberté, l'aventure) et la solitude négative (dans son quotidien). Il est évident qu'au bout de trois semaines à marcher seul, ce sentiment d'âme solitaire est déjà bien encré en moi et c'est assez agrébale.
Anecdote du jour : O'kawa
Assis dans un abris-bus en pierre à Périguillac, une femme s'avance vers moi. Je me dis qu'elle doit être ofusquée d'un tel "squat"..."Bonjour Monsieur" me dit-elle "j'ai pensé que vous seriez peut-être tenté par un café?". Et comment! La dame, habitant en face de l'abris, me l'apportant sur un petit plateau avec deux sucres roux, dans l'abri-bus! Elle avait l"habitude d'en voir" des pélerins, mais quand même, chaleureuse et généreuse la copine périguillaçoise! J'adore -> j'adhère!

Un drôle de Jacquet sous la voûte de l'Hopital des pélerins :)




